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Pacto'lab : ateliers exploratoires chercheurs-acteurs

Pacto'lab : ateliers exploratoires chercheurs-acteurs

Organisé en partenariat avec la Délégation de la cohésion sociale et territoriale de la ville de Bordeaux, le Pacto'lab vise à croiser les regards de chercheurs et d'acteurs de terrain autour de thématiques phares du Pacte de cohésion sociale et territoriale.

 


PACTO'LAB 1 : l'étranger dans le ville

Cadrage du sujet : Bordeaux doit accueillir de plus en plus de touristes, de plus en plus d’étudiants, de plus en plus de personnes fragiles venant chercher secours et dignité… Ils sont tous étrangers au sens d’un nomadisme choisi ou contraint, ils le sont parfois aussi par leur statut juridique. Quoi qu’il en soit, leur arrivée en nombre est désormais une constante. La question d’un nouveau modèle de ville protectrice, ouverte et responsable structurellement se pose. Comment doit-on accueillir l’étranger ?

Date et lieu : Jeudi 5 juillet 2018 à l'I-boat à Bordeaux

Participants : Alia Zaouali (Promofemmes), Caroline Chabot (doctorante ensapBx), Cécilia Comelli (Université Bordeaux Montaigne), Alice Corbin (Mairie de Bordeaux), Aurélie Couture (Forum urbain), David Dumeau (GIP Bordeaux Métropole Médiation), Elora Fahlke (doctorante Université Bordeaux Montaigne), Guy Hengen (Mairie de Bordeaux), Nicolas Martin (Office de tourisme de Bordeaux), Adèle Schar (Université Bordeaux Montaigne), Guillaume Sengenès (Mairie de Bordeaux), Alexandra Siarri (adjointe au maire de Bordeaux déléguée à la cohésion sociale et territoriale), Alexia Sonnois (Cap Sciences), Agnès Villechaise (Université de Bordeaux)

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PACTO'LAB 2 : l'adolescent

Cadrage du sujet : Nos enfants évoluent entre des espaces privés très sécurisés pour limiter au maximum le risque d’accident domestique, et des espaces publics qui leur sont dédiés, encore plus sécurisés notamment depuis les actes terroristes avec l’interdiction par exemple de stationner devant les écoles. Entre espaces privés et publics dédiés, on dit à nos jeunes de traverser rapidement la ville, de faire "attention". On ne parie plus un seul instant sur la coveillance des adultes dans "l’espace public de traversée" et surtout, pire, on ne croit plus indispensables à leur bon développement les rites de passages qui exigent qu’ils éprouvent leur curiosité et leur audace, leurs limites, dans l’espace libre, notamment dans la nature ; bref se tester, mesurer sa force et celle des éléments naturels. Ces rites de passage ne pouvant plus se faire de manière traditionnelle, certains adolescents et certains jeunes s’essaient alors sur leurs corps avec l’alcool, la drogue, et avec de la souffrance mentale. Ils évoluent en ville dans un environnement minéral et hyper-sécurisé, séparés de l’écosystème du vivant dont ils ne sont qu’un maillon. Ils deviennent des individus éprouvette, propres mais de plus en plus abîmés. Ce signal faible qui concerne un nombre marginal de jeunes quantitativement est identique dans tous les quartiers, populaires et moins populaires. Certains de nos enfants vont mal.

Date et lieu : Mardi 25 septembre 2018 au Pôle juridique et judiciaire, place Pey Berland à Bordeaux

Participants : Thomas Albarran (Ceméa Aquitaine), Cécilia Comelli (Université Bordeaux Montaigne), Alice Corbin (Mairie de Bordeaux), Aurélie Couture (Forum urbain), Jean-Marc Gruard (maison de quartier-centre social du Tauzin), Philippe Lassagna (psychanalyste), Robin Marolleau (maison de quartier-centre social du Tauzin), Thierry Oblet (Université de Bordeaux), Flora Perez (doctorante laboratoire PAVE/Convergence habitat jeunes), Adèle Schar (Université Bordeaux Montaigne), Alexandra Siarri (adjointe au maire de Bordeaux déléguée à la cohésion sociale et territoriale), Abdou Tahari Chaoui (CALK)

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PACTO'LAB 3 : l'alimentation

Cadrage du sujet: Il se dit que 50% de l’eau potable pourrait venir à manquer d’ici 2050 dans la nouvelle région Aquitaine (du fait de l’élévation de deux degrés de la température) et nous savons que notre métropole ne peut a priori compter que sur 24 heures d’autonomie d’approvisionnement alimentaire. L’agriculture urbaine du fait de la pollution des sols en milieu urbain et de l’inadaptation de la solidité des toits à les recevoir est une dynamique à consolider.Cette question alimentaire (pas encore celle de l’eau) dans une ville comme Bordeaux, s’invite partout, tout le temps, au travers des désirs de manger sain, bio ou de lutter contre la solitude, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires. Cette question resurgit particulièrement via la santé et les perturbateurs endocriniens.  Manquera-t-on de nourriture saine ? Ce qu’on nous donne, est-ce trafiqué ? Quel est le lien direct avec la terre ? Nous nous posons tous ces questions tandis que le gaspillage alimentaire et d’eau, n’a jamais été aussi important. On retrouve la même angoisse profonde dès qu’il s’agit de couper un arbre dans la ville car de plus en plus de personnes comprennent viscéralement qu’ils s’arrachent dangereusement de la nature, de ce que la terre fabrique elle-même.

Date et lieu : Jeudi 14 février 2019 au Pôle juridique et judiciaire, place Pey Berland à Bordeaux

Participants : Noémie Bossard (Mairie de Bordeaux, Direction de la prévention et de la promotion de la santé), Charles Brossier (Banque alimentaire Bordeaux Gironde), Nathalie Corade (Bordeaux Sciences Agro), Alice Corbin (Mairie de Bordeaux), Aurélie Couture (Forum urbain), Lionel Larbol (Bruit du frigo et Mécanique du ventre), Sarah Marchiset (future doctorante laboratoire PASSAGES/Université Bordeaux Montaigne), Thierry Oblet (Université de Bordeaux), Guillaume Popineau (AKEBIA), Guillaume Sengenès (Mairie de Bordeaux, Direction du Développement Social Urbain), Isabelle Techoueyres (Université Bordeaux Montaigne), Yassir Yebba (Territoires alimentaires, MIAM), Julien Tertrais (CCAS de Bordeaux)

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PACTO'LAB 4 : la ville la nuit

Cadrage du sujet : Depuis 2007, la gestion de la vie nocturne festive bordelaise repose sur un équilibre entre protection des vulnérabilités liées aux consommations excessives et tranquillité publique. Cette philosophie est fondée sur la modération et la solidarité et a permis de définir une stratégie équilibrée entre prévention, réduction des risques, médiation, régulation et aménagements. Depuis 2016, ces actions ont été complétées par une démarche innovante de "concertation – médiation" sur deux quartiers, les Bassins à Flot et la Bastide avec la mise en place d’expérimentations pour promouvoir une vie nocturne de qualité.

Cette démarche s’inscrit dans un cadre plus large, "Bordeaux, la Nuit", qui interroge le futur de nos nuits, en termes de nouveaux usages et de nouvelles générations, qu'il s'agit de mieux appréhender et d'anticiper. Des contextes économiques et socio-démographiques sont à considérer. Bordeaux est une ville à tradition festive, culturelle et étudiante. Son expansion, ses projets urbains et les événements culturels d'envergures présents sur son territoire sont générateurs de nouveaux usages nocturnes.

Les modes de vie urbains évoluent et les rythmes de vie désynchronisés peuvent induire des conflits de cohabitations et d’usages entre populations. Il s’agit de se questionner à la fois sur ce vivre ensemble et sur l’organisation temporelle, économique, sociale et territoriale. La ville doit ainsi penser et réguler ces enjeux par une approche transversale et intersectorielle. Celle-ci apporte une richesse dans les réflexions et conduit à envisager la nuit comme un nouveau champ des possibles. "Bordeaux, la Nuit" ouvre ainsi un véritable chantier autour d’une politique globale de la nuit pour le Bordeaux de demain tout en veillant à l'équilibre entre ville ouverte, accueillante et créative et tranquillité de ses habitants dans leurs diversités.

Date et lieu : Mercredi 26 juin 2019 au Pôle juridique et judiciaire, place Pey Berland à Bordeaux

Participants : Gabrielle Bouin (stagiaire Forum urbain), Alice Corbin (Mairie de Bordeaux), Aurélie Couture (Forum urbain), Cécilia Comelli (Université Bordeaux Montaigne), Vanina Hallab (Mairie de Bordeaux, coordinatrice du projet "Bordeaux la nuit"), Cédric Lautard (SAMU social), Thierry Oblet (Université de Bordeaux), Suzanne Quintin (service civique Université de Bordeaux, Alexandra Siarri (adjointe au maire de Bordeaux déléguée à la cohésion sociale et territoriale), Alexia Ballereau (Bordeaux Métropole), Kathleen (Hangover café)

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PACTO'LAB 5 : les rythmes urbains

Cadrage du sujet : Nos villes sont en mutations permanentes. Ces mutations ne sont pas seulement urbanistiques mais se révèlent de plus en plus dans les façons de vivre des habitants, travailleurs, épicuriens, sportifs, noctambules… Il y a des quartiers qui se vivent à mille à l’heure, d’autres où l’on déambule en prenant son temps. Celui-ci est aujourd’hui une ressource précieuse, alors que tout semble s’accélérer. Il est également source d’inégalités, car ceux qui ont de l’argent peuvent plus facilement se libérer du temps (garde d’enfants, maison proche du domicile, chauffeur…).

Tous ces usages et mésusages du temps amènent les collectivités à repenser la gestion des villes, l’organisation temporelle du territoire : échelonner les horaires d’embauche, encourager la vie culturelle et festive tout en préservant la tranquillité des nuits, prendre soin des habitants, notamment les plus vulnérables, à toute heure, décaler les horaires d’ouverture des services publics… Semaine et week-end, jour et nuit, habitants et touristes, dormeurs et noctambules… Les différences de rythmes sont infinies et prennent des formes multiples.

Comment conjuguer et accorder ces différents rythmes ? Comment anticiper leur évolution ? Doit-on favoriser les rythmes porteurs d’innovation, de bien-être, de créativité ? Comment fluidifier nos villes, à l’heure où la préservation des ressources est un enjeu crucial ?

Date et lieu : Mardi 14 janvier 2020, Université de Bordeaux, campus de la Victoire

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